Augmenter les impôt des entreprises

Augmenter le taux d’imposition des grandes entreprises à 15% est un moyen envisageable et réaliste d’aller chercher de nouveaux revenus pour l’État.

 

Actuellement, les entreprises sont imposées à un taux de 11,9% au niveau provincial. Dès 2017, ce chiffre diminuera progressivement pour atteindre 11,5% en 2020. Par cette baisse d’impôt, le ministre des finances, M. Leitão, espère stimuler les investissements.

 

Toutefois, une étude menée récemment atteste que les baisses d’impôt allouées aux grandes entreprises au début des années 2000 ne se sont pas traduites par une hausse des investissements productifs, mais bien par une surépargne, c’est-à-dire une accumulation démesurée d’actifs liquides par les grandes entreprises sans que cela ait une fonction économique positive.

 

En somme, cet argent reste dans les coffres des entreprises privées plutôt que d’être investi.

 

En établissant le taux d’imposition provincial des grandes entreprises à 15%, l’impact sur la fiscalité de ces dernières se limiterait à récupérer une baisse du taux fédéral qu’avait accordé le gouvernement conservateur en 2010.

 

En effet, celui-ci avait octroyé une baisse d’impôt de 3% aux entreprises, faisant passer le taux fédéral de 18% à 15%.

 

Au final, l’effort supplémentaire demandé aux entreprises serait presque nul, puisqu’elles seraient imposées au même taux qu’en 2010 – bien que les sommes seraient réparties différemment entre les paliers fédéral et provincial.

 

Une telle mesure rapporterait 1,22 milliard de dollars de plus par année au gouvernement québécois. En ce sens, hausser le taux d’imposition à 15% pour les grandes entreprises nous donnerait les moyens d’augmenter nos revenus sans affecter les services essentiels aux citoyennes et citoyens.

 

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